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JOCELYN ROBERT
 

Jocelyn Robert vit et travaille à Québec. Fondateur d’Avatar, laboratoire de création, de production et de diffusion de l’art audio et électronique, c’est un artiste engagé tant dans l’expérimentation, la recherche, la production que dans la réalisation d’œuvres et de projets. Manipulant autant l’image que le son, il produit des installations, des disques, des vidéos, des œuvres radiophoniques, des performances en plus d’écrire des textes. Ses nombreuses participations à des festivals et à des événements un peu partout dans le monde lui ont valu ces dernières années d’être reconnu sur la scène internationale. En 2002, il a obtenu le premier prix ex æquo catégorie nouvelle image de Transmediale de Berlin grâce à son installation vidéo L’invention des animaux. Il détient une maîtrise de l’université Stanford en Californie.


Spécialement réalisée pour VOX, Aucune de mes mains ne fait mal poursuit les expérimentations de Jocelyn Robert sur la présence de l’image et du son dans l’espace et leur existence dans le temps. Explorant les tensions entre la vue et l’écoute, l’installation prend forme au moyen de la pixellisation sonore de deux images vidéo projetées côte à côte sur des écrans translucides munis de circuits photoélectroniques qui transforment la lumière en impulsions électriques. Comme une sorte de crépitement, cette traduction transforme les données des images en sons et en une multitude de petits éclats de lumière qui ouvrent complètement l’espace et la temporalité de l’installation. À ce système complexe vient se superposer La leçon de piano, la reprise par Jocelyn Robert d’une étude à deux voix de Jean-Sébastien Bach jouée de mémoire et diffusée dans une série de haut-parleurs. Au rythme saccadé des mécanismes de la mémoire, le mouvement musical est ralenti, irrégulier et discontinu, suivant les doigts qui enfoncent mécaniquement ou avec hésitation les touches du clavier. L’exposition présente également Colville et L’invention des animaux, deux œuvres qui mettent en valeur le travail vidéo de Jocelyn Robert et ses réflexions sur l’image.



 

 


 

Jocelyn Robert, images fixes tirées de Colville, 1996, projection vidéo. Avec l’aimable permission de l’artiste.