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Photographier les marges de l'événement, voilà ce qui
caractérise l'oeuvre récent du photographe Paul Seawright,
natif de Belfast. Cet artiste, dont les travaux avaient
jusqu'ici porté essentiellement sur les troubles en
Irlande du Nord, s'est rendu en Afghanistan, peu après
les bombardements. Outre de montrer le triste spectacle
des ruines, il a photographié le paysage, la surprenante
quiétude des lieux. Refusant tout sensationnalisme,
Seawright convoque le spectateur à une méditation sur
les désastres de la guerre.
Né en 1965 à Belfast, Irlande du Nord.
Vit et travaille au pays de Galles.
Artiste accompli dont les photographies sont exposées
et collectionnées à travers le monde,
Paul Seawright est également professeur de photographie
au University of Wales College à Newport. En
1997, il se méritait l’Irish Museum of
Modern Art/Glen Dimplex Artists Award. Il fait partie
des artistes sélectionnés pour représenter
le pays de Galles à la cinquantième édition
de la Biennale internationale de Venise en 2003. Seawright
a reçu une commande de l’Imperial War Museum
pour réagir aux attaques terroristes du 11 septembre,
ainsi qu’à la guerre en Afghanistan en
juin 2002. Sa réaction aux paysages désertiques
lourdement minés de l’Afghanistan prolonge
et retravaille l’esthétique caractéristique
qu’il a établie dans ses photographies
antérieures de paysages contestés et politiquement
contaminés de sa ville natale de Belfast et dans
celles, plus récentes, prises dans les zones
limitrophes de différentes villes européennes.
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