Michael A. Robinson


Bik Van der Pol


Walter Benjamin


Gerard Byrne


Sorel Cohen


Guillaume Désanges


Marcel Duchamp


Mario Garcia-Torres


Rodney Graham


Marina Gržinić / Aina Šmid


IRWIN


LAIBACH


Louise Lawler


Kazimir Malevich (Belgrade)


Paul McCarthy


Ron Terada


HISTOIRES DE L'ART

Avec la participation de Michael A. Robinson, Walter Benjamin, Bik Van der Pol, Gerard Byrne, Sorel Cohen, GUILLAUME DÉSANGES, Mario Garcia Torres, Rodney Graham, Marina Gržinić / Aina Šmid, IRWIN, LAIBACH, Louise Lawler, Kazimir Malevich (Belgrade), Paul McCarthy et Ron Terada. avec une introduction historique incluant des oeuvres de Marcel Duchamp.

Commissaire : Marie-JosÉe Jean

Du 16 mars au 19 mai 2012

Visite de l'exposition en présence des artistes et de la commissaire le samedi 17 mars à 14h.
Avec la participation de :
Michael A. Robinson, artiste
Bik Van der Pol, artistes
Sorel Cohen, artiste
Marina Gržinić, vidéaste et théoricienne
Tevž Logar, directeur de Galerija Škuc, Ljubljana
Dusan Mandić, artiste
Ron Terada, artiste
Marie-Josée Jean, commissaire


Vues d'expositions

Textes Retro-avant-garde | La Boîte en valise de Duchamp




Histoires de l'art

Alors que l’histoire universelle de l’art s’est révélée être une fiction que plusieurs historiens et théoriciens de l’art se sont appliqués à déconstruire et à reconstruire, nombre d’artistes ont, quant à eux, déployé des efforts pour exposer ses déterminismes successifs et ainsi imaginer des histoires alternatives. Cette attitude qualifiée de méta-narrative, de rétro-avant-garde ou simplement de critique, vise à réinjecter de la fiction et du politique dans ce musée idéal qu’est l’histoire de l’art.

Or, même quand les artistes font œuvre de chercheur et que leur objet d’étude est historique, leur méthode diffère de celle de l’historien de l’art. Cela tient au fait qu’ils ne sont pas tant des producteurs d’Histoire – au sens où leur projet ne vise pas à dégager des cohérences formelles, sociales ou explicatives – que des archéologues du savoir historique davantage occupés à divulguer les non-dits ou à réfléchir sur les discontinuités et les déplacements. Ils ne conçoivent pas l’Histoire comme une entité mais comme un matériau en perpétuelle transformation qu’ils s’approprient, réinterprètent et remettent en forme.

Cette exposition est l’amorce de réflexions et de discussions qui visent à comprendre comment les artistes agissent sur l’histoire de l’art et inversement. Elle présente diverses pratiques – conférence, document, exposition, installation, performance, photographie, vidéo – qui prennent position à l’égard d’autres œuvres mais aussi à l’égard de différentes institutions discursives.