| |
Le nomadisme a connu une certaine vogue dans les dernières
années : mouvement des corps, réseaux
qui permettent une certaine ubiquité, multiculturalisme
exportable. Tout cela laisse croire à un nomadisme
léger, lyrique : heureux. Mon projet s’arrêtera
dans les espaces intersticiels de ce nomadisme. Au-delà,
ou en deçà, du mythe de l’artiste
mobile, il y a des temps morts, des vides à combler
entre deux transports, entre deux rencontres, entre
deux lieux d’existence. Sans port d’attache
ni fuite possible, se révèlent alors des
non-lieux, des cafés anonymes, des tables en
coin où on peut laisser passer quelques minutes,
presque une heure. Ce sont ces lieux-là qui m’intéressent.
N’étant ni un étranger ni un résident
du quartier, je ne suis personne quand j’y suis.
Je suis dans un entre-deux. En suspension. En attente.
Rien.
Consultez les pièces et la
carte des lieux. Lien»
|
|