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Jeanne
Dunning
par Rachel Lauzon
C’est en évoquant le factice – bas
nylon couleur chair, fausse excroissance, masse molle
couleur peau – que Jeanne Dunning élabore
une réflexion sur le rapport au corps féminin
qui, au lieu d’interroger le domaine des apparences,
s’enracine plutôt dans la dé-construction
du rapport à la matière charnelle. L’artiste
scrute donc les liens entre la chair et le soi, par-delà
des questions de séduction et de pouvoir.
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Samuel Beckett
par Étienne Fortin
« Lorsque j’ai lu Not I pour la
première fois, j’ai fondu en larmes. Ce
texte a produit sur moi un effet émotionnel extraordinaire.
J’ai immédiatement senti qu’il fallait
le dire à toute allure. […] Avec Beckett,
nous avons concentré notre attention sur le rythme,
les cris, l’essoufflement, etc. Mais je ne lui
ai jamais demandé quel était le sens de
cette pièce. La première fois que j’ai
répété la pièce, j’ai
craqué. J’avais l’impression de ne
plus avoir de corps, je n’avais plus de point
de repère dans l’espace. […] J’avais
véritablement l’impression de tomber sans
fin1 ». Lire
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