Commissaire : Marie Fraser
Du 7 septembre au 20 octobre 2007. Vernissage le vendredi 7 septembre à 19h30.
Une exposition produite par VOX et présentée dans le cadre de la 10e manifestation du Mois de la Photo à Montréal.
biographie
Le Mois de la photo à Montréal présente
une exposition réunissant les travaux de l'artiste
Candice Breitz s'inscrivant dans la thématique
«Explorations Narratives».
Dans sa démarche artistique, ses photographies
et ses vidéos, Candice Breitz a recours à
l’imagerie populaire pour démontrer l’absurdité
de notre manière d’interpréter les
stéréotypes. Grâce à des procédés
humoristiques et subversifs, Breitz s’attaque aux
conventions narratives du cinéma et de la culture
populaire. Visant à définir l’essence
de notre fascination envers les célébrités,
l’œuvre The Soliloquy Trilogy (2000)
est composée d’une triple projection juxtaposant
des extraits de Sharon Stone dans le film Basic Instinct,
de Clint Eastwood dans Dirty Harry et de Jack
Nicholson dans Les Sorcières d’Eastwick.
La vidéo Aiwa to Zen (2003) sera également
présentée.
Site Internet du Mois
de la Photo à Montréal
Communiquée presse (PDF) Candice Breitz
Note biographique Née à Johannesbourg, Afrique du Sud, en 1972. Vit et travaille
à Berlin, Allemagne // Depuis le milieu des années 1990, Candice Breitz
a produit un important corpus d'installations vidéo
qui explorent les conventions visuelles du film et les
stéréotypes de la culture populaire. Issues
d'un travail de montage considérable, ses vidéos
comportent souvent des segments de films trouvés
qu'elle découpe et réorganise de manière
à placer les dialogues dans de nouvelles situations
qui permettent de faire ressortir des stéréotypes
sociaux, culturels et sexuels. Dans Soliloquy Trilogy (2000), Candice Breitz a choisi trois films desquels elle
a isolé un protagoniste et « coupé-collé
» chaque scène dans laquelle ce protagoniste
prend la parole. Les trois acteurs – Clint Eastwood
(Dirty Harry), Jack Nicholson (The Witches
of Eastwick) et Sharon Stone (Basic Instinct)
– se retrouvent ainsi dans une situation de monologue
différente du scénario original. Ce procédé
de montage ne tient pas compte du fil narratif original
des films et force les acteurs à s’adresser
directement aux spectateurs. L'évolution forcément
limitée du rôle des acteurs dans ces films
remontés réduit les figures hollywoodiennes
à de simples stéréotypes d'elles-mêmes.
Dans Aiwa to Zen (2002), Candice Breitz aborde
la question de ses propres préjugés culturels.
Avant de se rendre au Japon, elle a dressé la liste
des 150 mots japonais qu’elle connaissait. Une fois
là-bas, elle a invité une petite équipe
d’acteurs japonais à mettre en scène
des sketches sur leur vie quotidienne en les restreignant
à n’utiliser que ces mots. Ce vocabulaire
très limité se composait essentiellement
de termes liés à la cuisine japonaise, aux
biens de consommation et à la culture populaire.
Dépourvues de toute cohérence de sens, les
histoires mimées ont donné lieu à
des scènes incarnant l'image simpliste que l'on
se fait du Japon en dehors de ses frontières et
qui représente le pays tel que l'imaginent les
étrangers.
www.candicebreitz.net



