© Jocelyn Robert.

Jocelyn Robert

Le nomadisme a connu une certaine vogue dans les dernières années : mouvement des corps, réseaux qui permettent une certaine ubiquité, multiculturalisme exportable. Tout cela laisse croire à un nomadisme léger, lyrique : heureux. Mon projet s’arrêtera dans les espaces intersticiels de ce nomadisme. Au-delà, ou en deçà, du mythe de l’artiste mobile, il y a des temps morts, des vides à combler entre deux transports, entre deux rencontres, entre deux lieux d’existence. Sans port d’attache ni fuite possible, se révèlent alors des non-lieux, des cafés anonymes, des tables en coin où on peut laisser passer quelques minutes, presque une heure. Ce sont ces lieux-là qui m’intéressent. N’étant ni un étranger ni un résident du quartier, je ne suis personne quand j’y suis. Je suis dans un entre-deux. En suspension. En attente. Rien.

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aucune de mes mains ne fait mal
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