Statistical Landscape (in the eye of the worker),
2004, 20 épreuves au jet d'encre,
dimensions de l'installation : 5 x 3,5 m.
1. Mike Collins (Other services (except public
administration)
, 53 x 33 cm.
2. Sean Reuther (Manufacturing), 104 x 69 cm.
3. Reno Strano (Administrative and support, waste management and remediationservices), 63,5 x 46 cm.
4. Sean Tai (Information and cultural
industries)
, 53 x 36 cm.
Avec l'aimable permission de l'artiste.




Emmanuelle Léonard

Le regard, celui que l’on pose sur les lieux qui nous entourent, et l’espace du travail sont des questions qui préoccupent Emmanuelle Léonard. Depuis 2001, elle développe un projet en collaboration avec des travailleurs de tous secteurs – immobilier, art et loisir, sciences, éducation, administration publique, finance et assurance, etc. –, invités à réaliser chacun des images de leur espace de travail spécifique. Son intervention se limite à la sélection puis à l’édition des images qu’elle présente sous la forme d’une installation photographique mais également de journal ou d’affiche. Dans sa plus récente installation, intitulée Statistical Landscape (in the eye of the worker) (2004), et réalisée avec la collaboration de travailleurs de Toronto, la taille des images permet également de mesurer la représentativité des différents secteurs d’activité. Pour la réalisation des images, la seule consigne qu’elle prescrit à ses collaborateurs est de photographier leur lieu de travail sans qu’aucun individu n’y figure. La vacuité du lieu rend ainsi plus facilement apparent le regard que chacun des travailleurs y pose et, plutôt que d’orienter l’attention sur la situation globale, il permet d’adopter un point de vue selon l’œil du travailleur, comme le suggère d’ailleurs le sous-titre. Cette manière de faire permet d’insérer dans l’image une catégorie de l’invisible qui, autrement, ne pourrait être saisie par le spectateur.

Née en 1971, Emmanuelle Léonard est diplômée en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Elle compte, à ce jour, plus d’une quinzaine d’expositions individuelles et collectives présentées dans plusieurs galeries et centres d’artistes au Québec et au Canada, dont Citizen Clark à La vitrine, Paris (2003), La vie en temps réel. Mode ralenti à L’Espace VOX, Montréal (2002), La boîte en chantier à la galerie Plein sud, Longueuil (1998) et De fougue et de passion présentée au Musée d’art contemporain de Montréal (1997). Au cours de la dernière année, elle a effectué deux résidences d’artistes, la première, Les inclassables, au Centre culturel la Villa Arson, Nice, et la seconde aux éditions le Bleu du Ciel, Bordeaux, à l’occasion d’un échange où elle a réalisé, dans le cadre de Les affiches ne meurent jamais, le projet J’aime / j’aime pas avec des étudiants stagiaires du Lycée agricole de Blanquefort, Gironde.


expositions
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THE SPACE OF MAKING| lieux antrophiques
la vie en temps rÉel: mode ralenti
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The Space of making
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