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Depuis 1995, Michel de Broin élabore des systèmes
de résistance qui rendent habilement visibles
les comportements des matériaux – et par
analogie ceux des systèmes sociaux – soumis
à des forces et à des contraintes. Dans
sa plus récente installation Stick to Resist
(2004), prolongement de la série d’interventions
intitulée Tenir sans servir c’est résister
(1998-2003), la métaphore de la résistance
est abordée plus précisément en
relation avec les troubles sociaux actuels marqués
par la menace permanente que représente le terrorisme
international. Michel de Broin a réalisé
un robot fonctionnel qui a toutes les apparences d’un
détonateur artisanal. L’électro-aimant
qui le constitue est une résistance électrique
qui, une fois armée, reste collée à
une surface métallique jusqu’à ce
que le compteur numérique s’épuise.
Le robot est muni d’une signature électronique,
qui permet à sa complice d’armer et de
désarmer l’aimant. Sans le numéro
d’identification personnel, il est impossible
de le retirer de la surface sur laquelle on l’a
installé… Dans un second projet intitulé
Nu (1998), Michel de Broin photographie de
petits événements inattendus croisés
à l’occasion d’errances urbaines
: des panneaux monumentaux dans le métro, destinés
à recevoir une image publicitaire, ont été
laissés vides de toutes représentations.
Ainsi captés, ils apparaissaient comme d’étranges
tableaux monochromes, référence à
l’art moderne que l’on rencontre souvent
dans sa pratique.
Né en 1970, Michel de Broin vit et travaille
à Montréal. Il a terminé sa maîtrise
en arts visuels à l’Université du
Québec à Montréal en 1997. Ses
plus récentes expositions solos ont eu lieu à
la galerie Pierre-François Ouellette, Montréal
(2005), à La Vitrine, Paris (2003), à
la Galerie 44, Toronto (en duo avec Ève K. Tremblay)
(2003), à la Villa Merkel, Esslingen, Allemagne
(2002) et au Centre des arts actuels Skol, Montréal
(1999). De Broin a également participé
à de nombreuses expositions de groupe au Canada
et en Europe, dont Damage Control (2003), au
Musée canadien de la photographie contemporaine,
Ottawa, Vaguement Radical Vaguely (2003) à
la Galerie Nationale, Sofia, Bulgarie, La demeure
(2002), à la galerie Optica, Montréal
et Artefact (2001) sur le canal Lachine, Montréal.
De plus, l’artiste a inauguré en 2003 Révolutions,
une œuvre d’art public située dans
le parc Maisonneuve-Cartier, à Montréal.
Michel de Broin est représenté par Pierre-François
Ouellette Art contemporain.
Site Web de l'artiste : http://www.kloud.org/mdb/
L'artiste tient à remercier :
Emilien Chatelain (vidéographe), Eve K. Tremblay
(activiste), Jacques de Broin (technologie), l’Atelier
Commun (impression jet d’encre), Sylvain Rousseau
(la Vitrine, Paris), la galerie Pierre-François
Ouellette Art Contemporain (Montréal), L’agence
Vitriol (Paris), la Maison d’édition Locus
Solus (Paris), le Centre Culturel Canadien à
Paris, le Conseil des arts et des lettres du Québec,
l ’Association Française d’Action
Artistique, la Délégation générale
du Québec à Paris, l’École
Nationale Supérieure d’arts de Paris –
Cergy
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