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Cory Arcangel a créé son langage visuel
d’après des images empruntées aux
technologies informatiques des années 1970 et
1980. Il utilise des technologies et des motifs de jeux
vidéo aujourd’hui désuets (Commodore
64, Atari 800, Nintendo 8-bit) qui font surgir des souvenirs
que partage toute une génération ayant
passé de longues heures devant ces images et
leurs répétitives trames sonores. Dans
la présente installation, Arcangel a retiré
toutes les composantes visuelles du Super Mario Bros
à l’exception des nuages qui défilent
en permanence. Cet étrange paysage technologique
nous installe dans une boucle interminable qui nous
fait réaliser à quel point le contexte
visuel et sonore dans lequel nous évoluons est
souvent aliénant. Le déroulement du paysage
qui le caractérise reproduit le dispositif utilisé
dans le dessin animé où la même
séquence est répétée inlassablement
afin de donner l’illusion d’un déplacement
et de ponctuer le passage du temps, alors qu’en
fait, on se retrouve à faire du surplace dans
un temps narratif qui tourne sur lui-même.
Né en 1978 à Buffalo, Cory Arcangel vit
et travaille à New York. Il a terminé
ses études en musique au Oberlin Conservatory
en 2000. Ses œuvres feront prochainement l’objet
d’expositions individuelles à la Vilma
Gold de Londres (2005), au Brändström &
Stene de Stockholm (2005). Elles ont aussi été
présentées au Migros Museum de Zurich
(2005), à la Galerie Thaddaeus Ropac de Salzbourg
(2005), à la Team Gallery de New York (2005),
à la FACT de Liverpool (2004) et à la
LISTE de Bâle (2004). Arcangel a également
participé à des expositions collectives
à New York entre autres au Deitch Projects (2005),
au Whitney Museum of American Art (2004), au Guggenheim
Museum (2004), au New Museum of Contemporary Art (2003),
à l’American Museum of the Moving Image
(2002) ainsi qu’au Standard d’Oslo (2005),
au Banff Centre d’Alberta (2004), à la
Royal Academy of Art de Londres (2004) et à la
Fassbender Gallery de Chicago (2002).
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